Généralement, nous trouvons ces phénomènes naturels dans les pays calcaires, aux endroits où l’action des eaux sur la roche a joué un rôle particulier. La dissolution, dans cette opération, est importante.
Schématiquement, nous savons , d’une part, que les particularités de la roche calcaire sont les fractures et les cassures auxquelles s’ajoutent les joints de stratification. Ces cassures et fractures sont de divers types et prennent différents noms selon leurs formes  : diaclases, failles, fissures dues aux mouvements du plissement du calcaire aux moments de son émergence.
D’autre part la roche calcaire, constituée principalement de carbonate de calcium, est soluble dans l’eau chargée de gaz carbonique. Les joints de stratification, dus aux modifications périodiques dans la nature des dépôts sédimentaire, sont riches en argiles ou en Schistes et séparent de grandes masses homogènes superposées en dalles (strates).
L’air atmosphérique à basse altitude  et l’air du sol contiennent du Gaz carbonique. Pendant les précipitations de pluie ou de neige, un échange se produit, l’eau se charge dans l’atmosphère et au sol d’une quantité de CO2  l’eau ainsi acidulée attaque le calcaire en surface et en profondeur . Donc l’eau acidulée se charge de calcite et laisse l’argile. Son action sur le calcaire est double : mécanique et chimique. En surface, elle favorise la constitution de dépressions de tailles différentes, permettant l’accumulation des eaux de ruissellement donnant naissance, parfois, à des lacs permanents, ou simplement à des dépressions selon le travail de l’eau en profondeur.

Les cassures et fissures, permettent la pénétration de l’eau agressif en profondeur, dans la masse du calcaire. Elle exerce une action    suivant des trajets capricieux, selon les discontinuités de la roche, aussi bien dans la direction du plissement que dans la direction contraire .
Les conditions de formation des cavités souterraines sont certainement nombreuses. Mais nous trouvons toujours, si on exclue les gouffres tectoniques, la double action chimique et mécanique de l’eau sur la roche calcaire.
 
Pour que l’érosion et la corrosion élargissent les fissures, les diaclases et les failles, et sapent les joints de stratification permettant aux spéléologues d’explorer les profondeurs ( à travers ces trajets ), le facteur temps est très important. Ce travail de la nature a duré des millénaires.
Quand aux concretions qui embellissent les profondeurs, leur origine se trouve au bout d’une étroite fissure où l’eau chargée de bicarbonate de calcium ( calcite) rencontre l’atmosphère d’une cavité. Si l’écoulement n’est pas trop rapide, la goutte d’eau aura le temps de déposer sur la roche, autour d’elle, un mince anneau de calcite. De nouveaux dépôts suivront jusqu’à la formation d’une fistuleuse puis une stalactite. Lorsque la goutte arrive sur le sol de la cavité, la calcite se dépose et une stalagmite se forme. Il paraît qu’un seul centimètre de stalactite et de stalagmite met en moyenne  80 ans pour se former. On trouve des stalagmites géantes dans certaines cavités du Maroc ( de 20 m au Friouato).

Il existe sous terre plusieurs formes de concrétions, qui semblent, parfois, défier la pesanteur: draperies, cascades stalagmitiques, perles de cavernes, des gours, des         excentriques ... .
                  
Les explications actuelles de leur développement sont incomplètes. Mais, vraisemblablement plusieurs explications sont possibles adaptées aux conditions locales.



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